Historique du cabinet Presence PsychologiqueVXiXtXaXmXiXnXeXCXMXS-2007-10-26 20:09:59
La pratique de Présence Psychologique s'inscrit dans une longue tradition de psychologues et psychiatres de terrain. Avec l'industrialisation et les grands projets de construction, les professionnels de la santé mentale ont adapté au fur et à mesure des moyens pour accompagner les salariés victimes ou témoins d'accidents (construction des lignes de chemin de fer, travail dans les mines, construction des tunnels avec la nitroglycérine.)... A partir de 1998, le service est régulièrement sollicité par des entreprises ou des collectivités qui ont déjà eu à faire à des situations de crise et qui reconnaissent l'utilité des procédures de gestion d'événements traumatiques. En 2002, pour apporter une réponse complète à ceux qui souhaitent prévenir et gérer les traumatismes psychologiques, Philippe Neuville créé la première société française spécialisée dans la prévention et la gestion d'événements psychotraumatiques. En 2006, forte de ses expériences de psychologie en entreprise, Présence Psychologique propose une offre intégrée de prévention et de gestion de la souffrance au travail. En 2007, Présence Psychologique continue son développement et devient une S.A.S. Cette même année, le cabinet développe son pôle prévention: renforcement des formations et création d'une activité de diagnostic : les états des lieux psychosociaux.
Quelques repères autour de notre discipline... Avec la première guerrre mondiale, l'intervention psychologique d'urgence se professionalise. D'une part on conceptualise la clinique du traumatisme (Freud, Ferenczi, ...) puis petit à petit une méthodologie d'intervention est née (Mitchell, Crocq...). Dans les années 30, des psychosociologues ont par ailleurs commencé à s'intéresser à l'amélioration des conditions de travail des ouvrières de la General Electric aux Etats-Unis. Ils ouvraient la voie à ce qui deviendra les programmes d'aide aux employés. Le Danemark dispose depuis 1975 d'une législation en matière de sécurité au travail qui s'étend à la santé mentale et au stress liés au travail. D'autres pays tels le Canada ou les États-Unis sont eux aussi très avancés en la matière. La France de son côté est l'un des tout premier pays à avoir créé dès 1997 un réseau national d'aide aux victimes de catastrophes : les Cellules d'Urgence Medico-Psychologique (CUMP). La reconnaissance internationale du traumatisme psychologique ayant pour nom état de stress post-traumatique date de 1978 (ou syndrome psychotraumatique). C'est en 1980 que l'on commence à remarquer que certaines personnes, dans divers groupes professionnels, affichent des symptômes de stress post-traumatique. C'est également dans cette même période que la législation concernant la santé mentale au travail a évolué pour reconnaître au fur et à mesure des troubles liés au stress, au harcèlement ou encore à l'épuisement. Parmi les milieux très exposés en raison de la nature de leur activité et pour lesquels une assistance psychologique a été mise en place, on compte l'armée, les pompiers, les secouristes, le personnel des urgences des hôpitaux et les policiers. La Poste mérite aussi d'être citée. Cet organisme a lancé, il y a déjà plusieurs années, un programme d'intervention pour ses employés victimes d'actes de violence. La RATP et la SNCF proposent également depuis quelques temps une assistance psychologique à leur personnel victime d'agressions physiques ou verbales et également lorsqu'ils sont témoins de suicide sous leurs rails ou leurs pneus. Il est à noter que c'est surtout au sein des secteurs publiques ou semi-publiques que l'on trouve des mesures d'intervention spécifiques pour les employés victimes d'un traumatisme psychologique. Ces initiatives illustrent la pertinence de la mise en place d'un programme spécifique d'intervention en milieu professionnel, et depuis cinq ans on relève que de nombreuses entreprises ont compris l'enjeu que représente cet accompagnement. Tout comme l'Angleterre, la Belgique ou la Suisse, en France, la nécessité d'un traitement psychologique des victimes et des témoins d'incidents graves (tel le suicide d'un collègue) commence à s'imposer. En revanche, dans le secteur bancaire particulièrement sensible, les programmes d'intervention restent encore rares ou ponctuels. Le syndicat national des banques CFE-CGC s'est toutefois intéressé au développement du stress au travail, et a mis à la disposition de ses adhérents, en début d'année 2003, un service d'assistance par téléphone. Ce nouveau genre d'aide psychologique à distance a le mérite d'exister et constitue un premier pas dans la réflexion sur le soutien à offrir aux personnes psychologiquement en difficulté. Il s'agit toutefois d'une mesure tout à fait insuffisante et complètement inadaptée pour traiter sérieusement et efficacement un traumatisme psychologique. Par expérience on a constaté que, en moyenne, sur 100 personnes ayant vécu une expérience traumatisante, 60 ne présentent pas de symptômes post-traumatiques ; 40 souffrent de troubles liés au stress post-traumatique. En l'absence de soins adaptés immédiats, la moitié de ces victimes, soit 20 personnes développent un syndrome post-traumatique. Ces dernières seront frappées d'incapacité pendant plus d'un an. Les études portant sur les victimes de la route et les victimes d'agressions, par exemple, donnent à penser qu'entre 10 et 20 % d'entre elles seront frappées d'incapacité pendant plusieurs années (1). Ce taux de 20 % chute à 5 % quand une prise en charge spécifique est rapidement organisée. C'est dire l'intérêt d'un soutien psychologique précoce et surtout offert à tous car, et c'est essentiel, il est impossible a priori de distinguer les victimes qui risquent de souffrir d'un syndrome des autres. La prise en charge psychologique de toute personne exposée à un événement traumatique le plus tôt possible après l'événement est une règle absolue. Afin de combattre les troubles de stress post-traumatique, les experts ont recours, entre autres, à des techniques actives ayant pour objectif de localiser et d'exercer un contrôle sur les symptômes physiques qui se dégagent. La méthode du débriefing psychologique a fait ses preuves ; elle est très fréquemment utilisée. Les services offerts par les experts ont, dans la très grande majorité des cas, des résultats concluants. Il est avéré aujourd'hui qu'une telle prise en charge psychologique peut atténuer, voir éviter les séquelles post-traumatiques éventuelles. Nous avons pu percevoir que ces programmes d'intervention mobilisent des équipes internes à l'entreprise, justifiées, à l'époque de leur mise en place, par une absence d'offre de tels services sur le marché. Or, il nous apparaît aujourd'hui nécessaire de faire appel à un service externe d'intervention pour préserver la liberté de parole des victimes et ainsi optimiser l'efficacité de telles interventions. En effet, l'externalisation permet une réduction de la résistance des victimes par des paroles qui sont confidentialisées. La RATP a d'ailleurs depuis peu externalisé, pour répondre aux souhaits et aux besoins des employés, la structure d'accompagnement psychologique qu'elle avait créée : l'IAPR (Institut d'Accompagnement psychologique post-traumatique de Prévention et de Recherche). Pour l'entreprise cela permet : d'avoir accès à une expertise que seules peuvent offrir des entreprises spécialisées; d'avoir accès à des compétences rares sur le marché de l'emploi ; une assistance réactive et des conseils spécifiques à la mission. (1) Source : Société canadienne de psychologie. |
![]() Intervention sur site en France et à l'étranger 7j/7 et 24h/24
|


